PRO A F – Demi-finales : Bordeaux et Lille en finale, un classique

Bordeaux 12 – 6 Nancy

Nancy se déplaçait à Bordeaux sans trop d’espoir. Après un seul match perdu leur sort n’était pas joué mais la différence de niveau affichée, entre les deux équipes, toute la saison ne laissé pas présager grand chose de bon.

Bordeaux de son côté n’a pas pris le risque de faire jouer les jeunes car malgré les statistiques cette rencontre restait une demi-finale de championnat.

Dans la première période, les débats semblaient équilibrés, Bordeaux ne s’imposant que d’un but grâce à la capitaine Louise Guillet et à Aïda Bartolomé Ortunez. Le but de la capitaine Lucie Cesca permettait à son équipe de ne pas prendre trop de retard. 2-1

Les Bordelaises, une fois en ordre de marche, se mettent vite à l’abri et la défense Nancéenne restera impuissante. A part les buts d’Audrey Daulé, d’Aurélie Battu et de Louise Guillet il ne se passera pas grand chose avant la mi-temps. 5-1

Pas question pour les joueuses de Benoît Cornier de s’arrêter en si bon chemin. Une Louise Guillet des grands soirs, va inscrire un triplé dans cette seule période et Alexandra Myles enfoncera le clou avec son doublé. Malgré leur bonne volonté, les joueuses de Sotiris Zoumpoulias ne parviendront pas à les contenir. Seule Yaëlle Deschampt trouvera le chemin des filets. 10-2

A +8 les Bordelaises ne risquaient plus grand chose et se voyaient pratiquement déjà qualifiées pour la finale. Les Nancéennes vont en profiter pour se placer en attaque et réduire la marque. Emma Monguillon par deux fois, Lucie Cesca et Céline Hanzo remettront leur équipe à -6. Ce sera vain pour espérer une autre issue à cette rencontre mais elles remporteront quand même ce quart-temps.

"Le match de samedi dernier était accroché dans le premier quart-temps car notre attaque était un peu brouillonne mais nous avons pu nous appuyer sur une bonne défense collective, puis nous avons déroulé et l'entraîneur a pu donner du temps de jeu à toutes les joueuses." analyse Louise Guillet.

 

 

 

Lille 13 – 4 Nice

Les deux équipes avaient la pression samedi soir. Lille, qui n’avait gagné que d’un but la semaine précédente, se sentait en danger et ne pas être finaliste cette année aurait été une grosse désillusion. Nice de son côté avait de quoi espérer renverser les Lilloises et peut-être aller jusqu’au troisième match.

Mais voilà… les joueuses de Filippos Sakellis n’ont pas ce palmarès par hasard et la pression elles connaissent, presque elles s’en nourrissent. Cette fois-ci c’est l’ONN qui en a fait les frais.

Le début de la rencontre fût équilibré, les deux équipes se neutralisant presque. Presque car en réalité c’est Lille qui a mené toute la période. Morgane Leroux est la première à ouvrir le score, suivie de Michaela Jaskova. Il faudra attendre les dernières secondes pour que Emily Mc Gowan inscrive le premier but Niçois. 2-1

Toujours déterminées à jouer leur part, les joueuses d’Elie Carreau vont poser de sérieux problèmes à leurs adversaires, parvenant même à remporter cette période. Léa Bachelier puis Marie Joly répondront aux attaques de Kelly McKee et de Michaela Jaskova. La cadre de l’équipe de France, avec son deuxième but, remet son équipe à égalité à la mi-temps. 4-4

Il n’en fallait pas moins pour piquer Géraldine Mahieu et ses coéquipières. Plus rien ne va passer leur défense et leur attaque va s’affiner au fil des minutes. La capitaine Lilloise à deux reprises et Philippa Saunders vont mettre les Niçoises à distance. 7-4

Décidées à enterrer leurs adversaires, les Lilloises vont s’acharner sur leur but : Morgane Leroux, Emma Hansen, Marie Barbieux, Clémence Clerc à deux reprises et Michaela Jaskova, elles vont toutes s’y mettre pour accroître leur avance. 13-4

Sans se chercher d’excuse, Léa Bachelier analyse : « On a réussi à faire jeu égal plus de la moitié du match mais c'est vrai qu'on a manqué de fraicheur. On était levées depuis 5h du matin, même avec la motivation on a manqué de force sur la fin, contre Lille ça ne pardonne pas. Le principal c'est qu'on a tout donné, on est restées soudées et surtout on a montré qu'on pouvait rivaliser avec des équipes comme Lille. C'est prometteur pour la suite. »

"C'était une victoire qui nous a permis de prendre du plaisir collectivement et de développer du jeu avant les finales. Maintenant place au plus important. Ces matchs sont l'aboutissement d'une année particulièrement dure pour l'équipe. Nous abordons ces deux premiers matchs avec beaucoup de sérieux bien sur mais surtout l'envie de prendre du plaisir et plus que jamais la rage de vaincre." explique Marie Barbieux.